Christine (Bordeaux, France) |
le 19/08/2010 à 00:48 |
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Abus sur mineur impunis en Nouvelle-Calédonie
Afin d’éviter les attaques pour diffamation, les noms présents dans l’article sont modifiés et/ou supprimés jusqu’à la fin de cette affaire et après une décision de justice, à l’exception des personnes ayant fait part de leur consentement.
Depuis près de trois ans, une petite fille, Julia, subit les attouchements et viols de son beau-père, sous le consentement de sa mère. Elle a cinq ans. Ignoble, trouvez-vous ? Sachez que cette affaire se passe chez nous, en Nouvelle-Calédonie. Pour rappel, la Nouvelle-Calédonie a un statut particulier, mais reste un Territoire d’Outre-mer, qui fonctionne avec les lois et ministères de la France Métropolitaine. Pour simplifier, la Nouvelle-Calédonie fait partie de la France.
Dans cette affaire, nous avons onze médecins qui ont fait des signalements, rédigés des rapports, il y a des photographies des blessures de l’enfant, allant jusqu’à des marques de strangulations, une oreille déchirée, de nombreuses attestations aussi diverses que variés, et pourtant… Cette petite est toujours aux mains de ses bourreaux, trois ans après le début des procédures. Entre les incohérences de la police (le papa est placé en garde à vue deux heures avant le dépôt d’une plainte à son encontre, entre autre…), et les surprises judiciaires (les dépositions ne sont pas les mêmes du commissariat au Tribunal), cette petite fille est en grand danger. Ou pire encore : le dossier disparaît, tout simplement.
Nous avons également les preuves que sa mère a volontairement tenté de faire sortir Julia du territoire, alors qu’elle était sous le coup d’une interdiction, en produisant un faux document. Nous avons aussi les preuves qu’elle n’a pas toujours respecté les droits de visite du père. Mais quand, comme elle et son nouveau mari, on a des amis bien placés, de la famille exerçant, ou ayant exercé, des postes important, les preuves ne servent à rien, car vous êtes (en tout cas, c’est ce qu’il semblerait), à l’abri de tout.
Aujourd’hui, la petite Julia parle comme une adulte de vingt ans. Je me permets de la citer : « Je remplace Maman quand elle est fatiguée, ça me fait mal, mais après elle me soigne ». Vous trouvez que c’est un discours normal pour son âge ? Elle subit cela tout les jeudi soir. On lui a fait répétée son histoire plusieurs dizaines de fois, devant des spécialistes, devant le Tribunal, et aujourd’hui elle se renferme sur elle-même, elle en a assez de toujours dire les mêmes chose |
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