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Lirielle Yonne (retraitée) • J'ai subi des attouchements par des pédophiles (plusieurs). Parce que commis sans violence, par persuasion, c'est seulement après plus de 40 années que j'ai compris que je n'étais que victime... |
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Elisabeth • L'inceste je l'ai vécu avec mon frère aîné pendant 5 ans, j'avais 8 ans quand cela a commencé. J'étais trop jeune pour comprendre le mal qu'on me faisait, trop jeune pour savoir ou chercher de l'aide. |
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C.Guérit • Il a fallu plus de 20 ans pour mettre enfin un nom sur mon mal être, sur mes réactions si agressives parfois envers les hommes ce qui me rendait si malheureuse; plus de 20 ans et une dépréssion si sévère que même le visage de mes deux enfants ne parvenaient pas à me donner l'envie de vivre;plus de 20 ans pour comprendre que la seule voie de la guérison totale était de porter plainte contre cet homme qui avait tant fait souffrir mon corps et mon mental alors que je n'étais qu'une enfant et avait gaché à jamais ma vie de femme à venir. |
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Pam • Je m’appelle Pam. J’ai 28 ans aujourd’hui. Quand les gens me voient, me parlent, ils pensent que je suis quelqu’un qui va bien. Ils sont loin d’imaginer que je cache une grande souffrance. Cette souffrance, c’est l’inceste. L’inceste que m’a fait subir mon père. Les violence physiques, verbales et psychologiques ne lui ont pas suffit pour me détruire. Ce soir-là, c’était encore lui qui nous gardait, mon petit frère et moi. Comme presque à chaque fois, dans ce cas-là, il s’est imposé dans mon petit lit. A la base, cela ne semble pas être une violence. Mais moi, je n’avais pas le choix de refuser … Sinon les représailles pouvaient être violentes. Et, je ne savais jamais quand elles pouvaient tomber. Alors petit à petit, j’ai levé le voile sur ce passé. Ma mère, ma meilleure amie, mon compagnon. Pourtant, ce n’était pas suffisant pour aller mieux. J’ai, donc, fini par porter plainte auprès de la brigade des mineurs début 2005. J’avais 26 ans. |
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| Florence • Depuis toujours, je me suis sentie très mal, dépressive, j'ai toujours ressenti un gros mal-être, une souffrance intérieure et physique inexpliquée. Je ne parlais quasiment pas, je montrais très peu d'émotions, je restais la plupart du temps enfermée chez moi, j'étais toujours en retrait dans un groupe avec les autres. Je souffrais de blocages pour parler et pour ressentir, je souffrais de dépression, de tétanie, d'étouffements, d'insomnie, de somnambulisme, d'anorexie. J'enchaînais les angines, otites, lumbagos, migraines, problèmes digestifs. Je vivais toujours dans le brouillard, dans une fatigue chronique. Je pensais que ma place n'était pas ici parmi les autres. La peur, la méfiance, la panique, la honte et le désespoir remplissaient ma vie quotidienne. Je ne me suis jamais sentie à la hauteur ni à l'école, ni au travail, ni dans d'autre domaine. Mon image dans un miroir est pour moi un cauchemar, j'ai peur du contact physique et ma sexualité se résume à un condensé de catastrophes, de douleurs et de dépressions.
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Frederique • J 'ai 37ans, j'ai été victime d'attouchement sexuel de la part de ma génitrice, ses amants et mon frère qui n'avait que 2ans de plus, de l'âge d'environ 2ans à 6ans. Puis il n'y a eu plus que les attouchements de ma génitrice jusquà 11ans environ, un peu après le début de mes règles. Il me manque encore beaucoup d'année de mon enfance, la sensation que je vis depuis que j'ai 12ans et qu'avant je dormais, les souvenirs reviennent lentement. Je ne peux pas porter plainte du fait du manque de souvenirs, mais quand tout sera revenu, je ne pourrai quand pas le faire à cause de la prescription. |
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